Les bureaux d’Aide Aux Victimes s’unissent pour survivre. (Courrier Picard)

Face aux baisses des subventions, trois associations de l’Oise mutualisent leurs moyens pour continuer d’accompagner les victimes dans leurs parcours judiciaires.

Un sac à main volé, une voiture incendiée, une agression dans la rue et vous voilà propulsé au statut de victime sans n’avoir rien demandé à personne. Vous vous retrouvez face à un juge qui vous demande de chiffrer votre préjudice, alors que vous ignorez complètement les rouages du système judiciaire et que vous êtes souvent sous le coup de l’émotion. C’est là que peuvent intervenir les associations d’aide aux victimes : elles accompagnent les personnes qui les sollicitent dans leurs démarches et peuvent proposer une aide psychologique.

ENTRAIDE est située sur le ressort de Beauvais, REBONDIR à Senlis et RE AGIR à Compiègne. Les trois associations ont décidé de fusionner pour former AIDE AUX VICTIMES 60 (AAV60), une association départementale, qui gardera ses trois antennes. « Mutualiser nos moyens était la seule solution pour survivre. La chancellerie ne pouvait continuer à verser trois subventions. Nous réfléchissions à cette fusion depuis deux ans. Ce qui a précipité la décision, c’est le dépôt de bilan de l’Association d’Aide aux Victimes d’Infractions Judiciaires (ADAVIJ) de Senlis. Les victimes se sont retrouvées sans aucune aide. Grâce à cette mutualisation, une nouvelle antenne a été créée là-bas. Elle s’appelle REBONDIR », indique Murielle Bellier, co-présidente de RE AGIR.

Activité soutenue en 2013

L’association RE AGIR, créée en 2005 par deux avocates, tenait donc, hier, sa dernière assemblée générale. « Mais rassurez-vous, Ré-Agir, reste Ré-Agir », a indiqué Murielle Bellier. En effet, les personnes qui poussent chaque jour la porte de l’association ne devraient pas percevoir de changement. Le bureau reste au même endroit, à l’entrée du tribunal. L’association conserve son nom, ses salariés et ses missions : « Nous allons continuer l’aide aux victimes, mais aussi les actions que nous menons dans les collèges où nous travaillons sur la notion de violence et de responsabilité. Nous intervenons aussi dans les établissements scolaires quand il y a eu des soucis, pour prendre en charge les victimes, et parfois les auteurs », poursuit la co-présidente.

Si l’habillage juridique change, l‘activité de l’association, elle, reste la même. Une activité qui est restée soutenue en 2013, malgré un déménagement. L’équipe, composée d’une accueillante, d’une juriste et d’une psychologue vacataire a reçu cette année une centaine d’appels téléphoniques par mois et a mené autant d ‘entretiens individuels. Il s’agit essentiellement de victimes d’atteintes aux personnes : violences volontaires (42,80 %), menaces, injures et harcèlement (23,46 %) et les violences conjugales (19,73 %).

L’association est basée à Compiègne, mais elle tient des permanences à Noyon chaque semaine et régulièrement à Thourotte, Attichy, Ressons, Ribécourt et Trosly-Breuil. Elle est également présente à l’unité médico-légale de l’hôpital de Compiègne chaque semaine.

compiegne

Nathalie CAMPET-BOISSEAU est la nouvelle accueillante de l’antenne REAGIR. Elle prend le relais après Marie-Christine VIDAILHET, qui part à la retraite. Laurent HAMEAU est le Directeur de l’Association AIDE AUX VICTIMES 60.

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