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Les activités de l'association

Aide aux victimes 60

L’association FRANCE VICTIMES 60 assure sur l’ensemble du département une présence continue au sein des  3 tribunaux. Elle propose, également, des permanences extérieures par soucis d’être au plus proche des victimes.

L’association assure différentes missions auprès des victimes :

La prise en charge juridique

  • Des renseignements juridiques (infractions pénales, dépôt de plainte)
  • Une aide à la récupération de dommages et intérêts par le biais  soit de la saisine du Service d’aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions (SARVI) soit de la saisine de la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infraction (CIVI)

L’association  fournit à la victime une information sur ses droits adaptée à sa situation et à ses besoins.

Les juristes de l’association informent la victime sur l’organisation judiciaire, les procédures et systèmes d’indemnisation. Ils assurent, également, la préparation aux expertises médicales et aux audiences.

Cet accompagnement s’effectue tout au long du parcours de la victime, dans le respect de son autonomie décisionnelle.

Cette information sur les droits est différente et complémentaire du rôle de conseil détenu par l’avocat professionnel vers qui l’association est régulièrement conduite à orienter.

Le soutien psychologique

Un soutien psychologique est assuré par des psychologues cliniciens, formés à la prise en charge des victimes.  
Cela consiste en  :

  • Un soutien psychologique vis-à-vis des conséquences directes de l’infraction ou de l’évènement.

  • Un accompagnement des victimes aux étapes importantes de la procédure.

  • Une intervention des psychologues dans le post-immédiat et le moyen terme et circonscrite au temps de la procédure pénale ou à une durée équivalente allant jusqu’au procès.

La prise en charge psychologique se fait sous la forme d’entretiens individuels, de débriefings collectifs ou encore de groupes de parole.

L'espace rencontre

Le « Point Rencontre Familial» est un service de l’association FRANCE VICTIMES 60. Il s’agit d’un lieu neutre permettant de médiatiser les relations entre un parent et son/ses enfant(s).

Les familles sont accueillies par des professionnels qui facilitent la reprise des échanges pour permettre de rétablir la relation.

Il garantit un cadre neutre et sécurisant, qui permet d’extraire l’enfant de la problématique familiale.

Ces mesures sont ordonnées par les Juges aux Affaires Familiales ou l’Aide Sociale à l’enfance, lorsque le lien parent/enfant(s) a été rompu du fait d’un conflit familial ou encore lorsque l’un des parents ne bénéficie pas d’un droit de visite et d’hébergement.

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Vous avez été ou êtes victime d’une infraction ?
FRANCE VICTIMES 60 est là pour vous aider  !

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LES ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION AIDE AUX VICTIMES 60  :

L’association FRANCE VICTIMES 60 assure sur l’ensemble du département une présence continue au sein des  3 tribunaux. Elle propose, également, des permanences extérieures par soucis d’être au plus proche des victimes.

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Aide aux victimes 
  • Information sur vos Droits : ce que vous devez savoir 
  • Accompagnement dans vos démarches juridiques
  • Médiation familiale juridiques
  • L’espace rencontre juridiques
  • Audition de mineur juridiques
  • Accompagnement juridiques

LES ACTIVITÉS DE L’ASSOCIATION AIDE AUX VICTIMES 60  :

L’association FRANCE VICTIMES 60 assure sur l’ensemble du département une présence continue au sein des  3 tribunaux. Elle propose, également, des permanences extérieures par soucis d’être au plus proche des victimes. Elle propose, également, des permanences extérieures par soucis d’être au plus proche des victimes.

Vous êtes (avez été) victime,
de la part d’un proche ou d’un inconnu ? 

Parlons-en… 

  • Comment faire valoir ses droits ?
  • Comment être informé du déroulement d’une procédure ?
  • Comment porter plainte ?
  • Comment prouver que l’on est victime ?
  • Comment être indemnisé et obtenir réparation ?

Contactez-nous par 
téléphone au 06 97 51 32 87 ou
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ENVOYER

Vous êtes victimes d’un accident de la circulation, que faire?

Les premières démarches

  • Votre première démarche sera de faire une déclaration dans les 5 jours de l’accident après de votre Compagnie d’Assurance.
  • Votre deuxième démarche sera de consulter votre contrat d’assurance pour connaître l’étendue des garanties pour lesquelles vous êtes assuré.
  • Votre troisième démarche sera de constituer un dossier dans lequel vous regrouperez tous vos documents originaux, relatif à votre accident (plainte, constat amiable, certificats médicaux, factures, bordereaux de remboursements, arrêt de travail, indemnités journalières etc…)

Vous avez été blessés

En général, les services de police ou de gendarmerie se rendent sur les lieux de l’accident.

Ils vont par la suite rédiger un document appelé, « Procès-verbal d’accident », dans lequel figurent, les déclarations des personnes impliquées dans l’accident et des témoins, les premiers certificats médicaux, un schéma des positions des véhicules, des informations sur l’état de la route, etc…

Ce Procès-verbal d’accident sera ensuite transmis à un organisme appelé « Trans PV » pour que votre compagnie d’assurance puisse le réclamer, afin de connaître exactement la responsabilité des personnes impliquées dans l’accident.

Un compte-rendu sommaire de l’accident sera adressé au Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance du lieu de l’accident.

Le Procureur de la République décidera alors de poursuivre ou non, les personnes responsables de l’accident devant une juridiction pénale.

S’il n’y a pas de poursuites judiciaires, ce sont les compagnies d’assurances, qui détermineront les responsabilités des personnes impliquées dans l’accident.

▲ Sachez que vous êtes en droit de demander ce Procès-verbal d’accident, auprès de l’une des compagnies d’assurance concernées. 

Vous êtes dans l’accident, piéton, cycliste, passager d’un véhicule ou conducteur non responsable

Si votre état de santé s’aggrave par la suite, vous pourrez présenter une nouvelle demande d’indemnisation à l’assureur, pendant 10 ans à compter de l’apparition de votre aggravation, en justifiant qu’elle résulte bien de votre accident.

Vous serez indemnisés en vertu de la Loi BADINTER du 5 juillet 1985, qui a institué un régime d’indemnisation applicable aux accidents de la circulation.

Les principales étapes de votre indemnisation 

  • Le questionnaire :

Vous allez recevoir un questionnaire de l’assureur du véhicule impliqué dans l’accident. Ce questionnaire est simplement informatif.

Vous devez impérativement le remplir et le retourner dans les 6 semaines, afin de déclencher le processus d’indemnisation.

  • L’examen médical :

L’assureur qui prend en charge le règlement de votre indemnisation, vous fera examiner par son médecin-conseil dans le cadre d’une expertise médicale amiable. L’expertise médicale est un acte réalisé par un technicien, destiné à mesurer les conséquences d’un dommage subi par une personne.

Cette opération consiste en une analyse des faits à l’éclairage des doléances de la victime et de son entourage, un examen clinique destiné à évaluer les conséquences physiques, psychiques ou psychologiques du dommage, enfin en une analyse des documents médicaux nécessaires à l’évaluation du dommage.

Au cours de cette expertise médicale, vous avez la possibilité d’être assisté par une personne de votre entourage, le médecin de votre choix ou encore par un avocat. Munissez-vous d’un dossier médical le plus complet possible.

Vous recevrez une copie du rapport établi par le médecin, ce rapport décrira l’état de santé antérieur de la victime ; son état de santé actuel (soins prescrits, traitement médical en cours…) ; dressera un compte-rendu des doléances de la victime et de ses proches ; fixera la date de consolidation de la victime ; examinera poste par poste les préjudices reconnus à la victime.

  • La consolidation de vos blessures :

L’indemnisation définitive vous sera proposée quand vos blessures seront consolidées, c’est-à-dire quand le médecin constatera que votre état de santé ne sera plus susceptible d’évoluer (ce qui ne veut pas dire que vous serez guéri pour autant) :

– Cas 1 : Si vos blessures sont consolidées dans les 3 mois de l’accident, votre indemnisation, par l’assureur du responsable, se fera dans les 8 mois de l’accident.

– Cas 2 : Si vos blessures ne sont pas consolidées dans les 3 mois de l’accident, une provision vous sera versée dans le délai de 8 mois, à compter de la date de l’accident.

Quand vos blessures seront consolidées, votre indemnisation définitive se fera dans les 5 mois suivants.

  • L’Indemnisation :

L’indemnisation tiendra compte, notamment :

– des frais médicaux restés à votre charge (hospitalisation, pharmacie, rééducation, etc.),

– de votre perte de salaire ou de revenu,

– de vos séquelles, c’est à dire l’incapacité permanente partielle (IPP), qui est déterminée par le médecin,

– de votre pretium doloris, c’est à dire des souffrances endurées, qui est déterminé par le médecin,

– de votre préjudice esthétique (des cicatrices, par exemple) qui est évalué par le médecin,

– de votre préjudice d’agrément, c’est à dire votre impossibilité suite à l’accident de poursuivre certaines activités (sportives par exemple),

– de votre préjudice matériel (par exemple, vêtement abîmé dans l’accident, votre prothèse dentaire)

ATTENTION

La totalité de votre indemnisation ne vous revient pas directement. En effet la Caisse Primaire d’Assurance Maladie notamment, peut se rembourser des sommes qu’elle vous a versées.

Seuls vous reviennent les sommes indemnisant vos préjudices personnels, c’est à dire le pretium doloris et les préjudices esthétique et d’agrément.

Si vous avez accepté l’indemnisation que vous propose l’assureur, le règlement doit intervenir dans les 45 jours après votre accord.

Sachez que vous disposez de 15 jours après votre accord, pour revenir sur votre décision. Vous devrez alors, informer l’assureur par lettre recommandée avec accusé de réception.

Si vous trouvez l’indemnisation, proposée par l’assureur, insuffisante, vous pouvez lui demander de la revoir.

En cas de désaccord persistant, vous pouvez saisir le tribunal, vous serez alors indemnisé à l’issue du procès.

Vous avez perdu un proche

Si vous êtes conjoints, parents, enfants, frères, sœurs,… etc, vous pouvez prétendre à l’indemnisation de votre préjudice moral et, selon les cas, à un préjudice économique.

L’assureur réglera également les frais d’obsèques.

L’auteur de l’accident a fui, ou n’est pas assuré

Vous pouvez, sous certaines conditions, être indemnisé dans les mêmes conditions qu’une compagnie d’assurance par :

LE FONDS DE GARANTIE AUTOMOBILE – 64, rue Defrance – 94682 VINCENNES CEDEX.

Pour plus d’informations sur les conditions de saisine, vous pouvez télécharger la notice sur le Fonds De Garantie Automobile :

http://www.fondsdegarantie.fr/images/stories/pdf/accident-france/livret%20accident%20chasse-circulation.pdf

En cas d’accident uniquement matériel

  • Vous devez remplir un « constat amiable » le plus précisément possible, car il servira de base au règlement de vos dommages éventuels.
  • Si vous n’êtes pas responsable de l’accident, vous serez indemnisé par l’assureur du responsable.
  • Si vous êtes responsable de l’accident : vous ne serez indemnisé que si vous êtes assuré en « garantie tout dommage ».

 

N’hésitez pas à vous rapprocher de l’association AIDE AUX VICTIMES 60, pour de plus amples renseignements.

Notez bien que l’information fournie par les professionnels de l’association AIDE AUX VICTIMES 60 est une information complémentaire, mais qui reste différente du rôle de conseil détenu par l’Avocat, professionnel vers qui peuvent être orientées les victimes.

 

Les infractions à caractère sexuel

I- En quoi consiste une infraction à caractère sexuel ? 

Une agression sexuelle désigne tout acte de nature sexuelle, non consenti, imposé par une contrainte physique ou psychologique. C’est en effet par rapport au viol, crime caractérisé par un acte de pénétration sexuelle, que tous les autres faits dépourvus de pénétration sont réputés relever de l’agression sexuelle.

Le viol se définit comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise.

1- Vous venez d’être victimes de violences sexuelles

Après ces violences, des difficultés psychologiques peuvent se manifester et s’exprimer différemment :

  • par de la peur, de l’angoisse, de la colère et de la tristesse. Vous vous sentez irritable, nerveux (se),
  • par des images de l’agression qui vous envahissent, par un sommeil perturbé avec l’apparition de cauchemars,
  • par une perte de l’appétit, une très grande fatigue, des difficultés à vous concentrer,
  • par une vie sexuelle perturbée,
  • vous craignez de sortir de chez vous, vous évitez des lieux et des personnes qui vous rappellent l’agresseur ou l’agression,
  • vous avez le sentiment d’être incompris(e).

2- Votre enfant a été victime de violences sexuelles

Pour votre enfant cette agression peut entraîner des difficultés psychologiques immédiates ou qui peuvent apparaître après quelques mois. Mais chaque enfant réagit différemment, en fonction de son âge et selon qu’il connaît ou non l’agresseur :

  • par l’apparition de maux de ventre, des difficultés à être propre alors qu’il l’était auparavant, une peur de la toilette des organes génitaux ou au contraire, une toilette excessive et répétitive,
  • par un changement important du comportement : une perte de l’appétit, des accès de colère, des crises de larmes, des cauchemars, de la peur notamment au moment du coucher (refus d’aller se coucher, de se déshabiller), par une perte soudaine d’intérêt pour le jeu ou par des jeux répétitifs. Votre enfant vous paraît s’isoler, se replier sur lui-même, il évite certaines personnes, lieux ou situations,
  • par une baisse de ses résultats scolaires, voire par un absentéisme,
  • par des préoccupations sexuelles inhabituelles pour son âge ou par des attitudes sexuelles provocantes.

Les adolescents(es) peuvent ressentir un dégoût pour la sexualité, ou au contraire multiplier des rapports sexuels non protégés.

A ces troubles, peuvent s’ajouter d’autres comportements où ils se mettent en danger (fugues, consommation d’alcool, de drogues…).

II- De quelles options disposez-vous, lors que vous êtes confrontés à une infraction à caractère sexuel ?

1- Quels sont les professionnels qui peuvent vous aider ?

En plus du soutien de votre famille, de vos amis, vous pouvez consulter un psychiatre ou un psychologue qui sont des professionnels de l’écoute et de l’aide psychologique.

Un psychiatre est un médecin spécialisé, qui peut également vous prescrire des médicaments.

Ils vous aideront au cours d’entretiens à exprimer vos difficultés, à les comprendre et à les surmonter.

La durée de cette prise en charge, appelée psychothérapie, varie selon l’événement que vous avez subi et l’évolution de votre état.

Pour les enfants et les adolescents, vous pouvez consulter soit un pédopsychiatre, médecin spécialisé, soit un psychologue pour enfant.

Ils aideront votre enfant à s’exprimer en utilisant, selon son âge, des jeux, des dessins ou des entretiens qui lui permettront de surmonter l’événement qu’il a vécu.

2- Comment contacter ces professionnels?

Il est important de distinguer :

  •  Le secteur public, qui est gratuit ou remboursé par la sécurité sociale. En font partie les hôpitaux, les dispensaires, les centres médico-psychologique (CMP) pour enfants et adultes, et les centres médico-psycho-pédagogique (CMPP), uniquement pour les enfants.

    Ils sont en général sectorisés, c’est à dire que vous devez, en principe, vous adresser au service dont dépend votre domicile. Renseignez-vous auprès de votre médecin traitant ou votre mairie.

  • Le secteur privé, où vous pouvez consulter un psychologue, ou un médecin psychiatre.Les consultations du médecin psychiatre sont en partie remboursées par la sécurité sociale.Vous pouvez vous adresser au professionnel de votre choix. Demandez conseil à votre médecin traitant.
  • Les associations d’aide aux victimes, où vous pouvez consulter des psychologues. Dans ces associations vous pouvez aussi être informé de vos droits et être aidé et accompagné dans vos démarches.Ces services sont gratuits.

3- L’aide sociale

Si à la suite de cet événement vous rencontrez des difficultés sociales, telles que des problèmes financiers, de logement ou autres, vous pouvez vous adresser aux services sociaux de votre commune, dont les coordonnées vous seront communiquées par votre mairie afin de solliciter des aides.

Les violences conjugales – Vous êtes victimes de violences conjugales, que faire?

1- Qu’est-ce que la violence conjugale ?

Elle se définit comme un processus au cours duquel une personne exerce des actes de violence contre son (sa) partenaire ou son (sa) conjoint (e) dans le cadre d’une relation privée.

Cette violence peut être :

  • Physique : coups, gifles, griffures, morsures, bousculades, tirage de cheveux…
  • Verbale : menaces, injures, dénigrement…
  • Psychologique : mépris, humiliations, pressions…
  • Economique ou administrative : privation d’argent, vol de papier d’identité…
  • Sexuelle : viol, agression sexuelle, relation sexuelle imposée et non consentie, pratiques sexuelles imposées…

2- Que dit la loi ?

Le code pénal reconnaît la particulière gravité des violences au sein du couple.

L’article 222-13-6° crée un délit spécifique de violence lorsqu’il est commis par le conjoint, le partenaire lié par un PACS à la victime ou le concubin, ayant entraîné ou pas, une incapacité totale de travail (ITT).

Ce texte s’applique quelle que soit votre situation marié(e), pacsé(e), en concubinage ou non, même en cas de résidence séparée.

3- Que faire quand vous êtes victimes de violences conjugales?

Ne restez pas seule. Vous pouvez en parler et faire valoir vos droits auprès :

  • De la police ou d’une gendarmerie
  • D’un avocat
  • D’une assistante sociale
  • D’un médecin
  • D’une association d’aide aux victimes
  • D’une association spécialisée dans la lutte contre les violences faites aux femmes

4- Vous pouvez (et devez) porter plainte.

La plainte enclenche une action judiciaire et peut aboutir à la condamnation pénale de l’auteur des violences.

a- Où porter plainte ?

  • Au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche de votre domicile.
  • Auprès du Procureur de la République par un courrier adressé au Tribunal de Grande Instance.

▲ Si vous ne souhaitez pas déposer une plainte,

Vous pouvez faire une déclaration auprès des services de police par le biais de la « main courante », ou de gendarmerie grâce au procès-verbal de renseignements judiciaires.

Ces formalités n’entraînent pas de poursuite judiciaire contre l’auteur; mais elles seront utiles, si vous envisagez de donner une suite judiciaire à cette situation de violence ou demander le divorce.

b- Dans tous les cas, faites pratiquer un examen médical auprès :

  • D’un service d’urgence de l’hôpital le plus proche
  • Chez un médecin traitant

 L’examen est nécessaire :

  • Pour faire constater les coups, les blessures et le traumatisme psychologique.
  • Pour établir un certificat médical précisant une éventuelle incapacité totale de travail (ITT) que vous ayez ou non une activité professionnelle…

5- En cas d’urgence, vous avez le droit de partir du domicile conjugal et d’emmener vos enfants avec vous.

Vous pouvez alors vous réfugier chez des amis, dans la famille, à l’hôtel ou encore faire appel au 115 (Samu Social) qui pourra vous trouver une place en hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences conjugales.

Vous devez emporter vos affaires personnelles et celles de vos enfants ainsi que les papiers officiels (carte d’identité ou carte de séjour, livret de famille, carte de sécurité sociale…) et les documents importants tels que chéquiers, carnet de santé, bulletins de salaire, déclaration fiscale, factures, quittances de loyer, etc…

▲ N’oubliez pas les éléments de preuve des violences :

  • certificats médicaux
  • témoignages des proches (écrits, datés, signés et accompagnés d’une photocopie de leur pièce d’identité)
  • récépissé de dépôt de plainte
  • date et numéro d’enregistrement de la main courante.

▲ Vous devez impérativement signaler votre départ au moyen d’une déclaration de « main courante » auprès d’un service de police.

Dans tous les cas, les professionnels de l’Association AIDE AUX VICTIMES 60 sont présents pour vous informer sur vos droits et vous accompagner.

Le procès

Le procès, sa date, son lieu

Le Procureur de la République vous informe de la date du procès et du tribunal devant lequel l’auteur sera jugé.

Cette information vous est communiquée :

* soit par courrier, vous recevez alors un Avis à Victime,

* soit directement par le commissariat ou la gendarmerie, qui a été en charge de l’enquête,

* soit par un huissier de Justice. Il vous remet alors en main propre, une citation à comparaître.

Vous souhaiter prendre part au procès, pour faire valoir vos droits : vous devez vous constituer partie civile

La constitution de partie civile est un acte qui vous permet de demander au tribunal la condamnation de  l’auteur de l’infraction au versement de dommages et intérêts, destinés  à réparer vos préjudices. Elle doit être faite par la victime seule ou assistée par une association d’aide aux victimes, ou encore représentée par un avocat.

Cette demande de dommages et intérêts peut être faite à différents stades de la procédure pénale :

– lors du dépôt de plainte

– par lettre recommandée avec accusé de réception adressée au Tribunal qui va juger l’affaire. Cela doit être fait au moins 48h avant l’audience.

– par déclaration orale ou par écrit de la victime, lors de l’audience au Tribunal.

 Il est important pour préparer un dossier recevable par la Tribunal, de fournir un certain nombre de justificatifs des préjudices évoqués par la victime.

* Pour des dommages corporels : les certificats médicaux, les avis d’arrêts de travail, les relevés de versement d’indemnités journalières, de la Sécurité sociale, de votre mutuelle… tous ces éléments vont vous permettre de justifier auprès du tribunal, de vos frais restant à votre charge (frais médicaux), pertes de salaire (attestation employeur)…

* Pour des dommages matériels : le devis ou la facture des réparations, le rapport d’expertise de votre compagnie d’assurance, la facture de l’objet volé, le courrier de prise en charge ou non de votre assureur…

* A ces demandes, peut s’ajouter la réclamation d’une somme, pour la réparation de votre préjudice moral. (aucun justificatif n’est demandé)

Si votre Centre de Sécurité Sociale vous a remboursé des frais médicaux, pharmaceutiques, ou vous a versé des indemnités journalières, etc, vous avez l’obligation de l’informer de ce procès : On parle de mise en cause de la CPAM

En effet, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, lors du procès, pourra demander à l’auteur, le remboursement de toutes les sommes qu’elle a déboursé pour vous.

Cette information doit être faite, en fonction du département où le tribunal va juger :

* soit par un huissier de Justice,

* soit par une lettre recommandée avec accusé-réception, dans laquelle vous indiquez votre numéro de sécurité sociale et le tribunal et la date à laquelle l’auteur va être jugé. Vous devez vous présenter au procès avec une copie de ce courrier et l’accusé réception.

* Si vous n’êtes pas assuré au régime général de la Sécurité Sociale (fonctionnaires, commerçants, professions libérales, etc), vous devez informer de la même façon votre organisme de Sécurité Sociale.

▲ Notez que lorsque vous n’êtes pas en mesure de chiffrer avec exactitude votre préjudice, vous avez la possibilité de demander au Tribunal un renvoi d’audience. Il s’agit d’une audience sur intérêts civils où seule la question de la réparation du préjudice subi par la victime sera examinée.

Vous ne souhaitez pas prendre part au procès

Vous n’êtes pas obligés de vous présenter au procès, ni de vous manifester avant le procès.

(Sauf dans le cas ou un huissier de justice vous délivre une citation à comparaître). Mais vous perdez, à l’occasion de ce procès, la possibilité de faire valoir vos droits, et aussi de vous exprimer.

Quelque soit votre décision, le tribunal jugera de toute façon, l’auteur de l’infraction.

A l’issue du procès

Le tribunal rend sa décision le jour même ou à une date ultérieure.

Si vous vous êtes constitués partie civile, le tribunal vous envoie ou à votre avocat, l’original du jugement, qui vous est nécessaire, pour vous faire payer vos Dommages et Intérêts.

Le recouvrement des dommages et intérêts peut se faire de différentes manières:

– soit l’auteur paie spontanément en une fois ou par mensualité ;

– soit vous saisissez un huissier de justice qui procédera au recouvrement;

– soit vous saisissez le Fonds de garantie après avoir tenté un recouvrement amiable. Selon votre situation et la nature de l’infraction, vous serez amenés à saisir ka Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infraction pénale (CIVI) ou le Service d’Aide au Recouvrement des Victimes (SARVI).

Notez bien que l’information fournie par les professionnels de l’association AIDE AUX VICTIMES 60 est une information complémentaire, mais qui reste différente du rôle de conseil détenu par l’Avocat, professionnel vers qui peuvent être orientées les victimes.

La citation directe

C’est un acte par lequel le plaignant ou le Procureur demande au mis en cause de se présenter directement devant le tribunal correctionnel ou le tribunal de police pour répondre d’un délit ou d’une contravention.

Pour cela, il doit exister :

– un auteur dénommé,

– des éléments prouvant la culpabilité de l’auteur sans enquête complémentaire,

– des éléments prouvant l’étendue du préjudice.

Attention : Avant de vous engager dans une telle procédure, il est recommandé de prendre conseil auprès d’un avocat. L’avocat est obligatoire pour cette procédure

Les suites de la plainte

1- L’enquête

Le fait de déposer une plainte déclenche une enquête c’est-à-dire que les forces de l’ordre vont procéder à des investigations :

– selon les faits : constats physiques des forces de police ou de gendarmerie et expertise (exemple accident, cambriolage, etc)

– vérifications des antécédents de la personne mise en cause (personne que l’on estime responsable de l’infraction) ;

– auditions des éventuels témoins ;

– auditions du mise en cause ;

– une confrontation peut être demandée par le Procureur de la République (convocation victime/mise en cause à la gendarmerie ou à la police, chacun pouvant être assisté d’un avocat) ;

Après enquête, les services de police ou de gendarmerie, transmettent votre plainte au Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance du lieu de commission de l’infraction, ou de lieu où réside le mis en cause ou encore du lieu où réside la victime.

2- Les poursuites

Le Procureur de la République dispose de l’opportunité des poursuites, autrement dit il est le seul à décider de la suite à donner à votre plainte. Une fois cette décision prise, vous en serez avisé soit par les services de police ou de gendarmerie, soit par courrier du Procureur de la République.

Le Procureur de la République peut décider :

– de poursuivre l’auteur des faits, en le convoquant directement devant le Tribunal compétent. Un avis à victime vous sera alors adressé, celui-ci mentionnera la date et l’heure de votre convocation au Tribunal, ainsi que les faits reprochés à la personne mise en cause.

– d’ordonner une mesure alternative aux poursuites devant le Tribunal (Rappel à la loi, Composition pénale ou médiation pénale)

– de demander l’ouverture d’une information judiciaire (cette procédure est obligatoire si vous avez été victime d’un crime). Un Juge d’Instruction sera alors en charge du dossier.

– de classer sans suite votre plainte, notamment lorsque l’auteur de l’infraction n’a pu être identifié ou  encore lorsque la preuve de l’infraction n’a pu être établie. Vous serez alors avertis de la décision du Procureur de la République par courrier, un avis de classement sans suite vous sera adressé.

▲ Vous avez alors la possibilité de contester cette décision de classement sans suite, soit en adressant un courrier en recommandé avec accusé de réception au Procureur général près la Cour d’Appel, soit en faisant une plainte avec Constitution de Partie civile auprès du Doyen des juges d’instruction.

Attention : Avant de vous engager dans une telle procédure, il est recommandé de prendre conseil auprès d’un avocat. L’avocat est obligatoire pour cette procédure.

3- Le Tribunal compétent 

En fonction des infractions, l’affaire sera poursuivie devant :

– Le Tribunal de Police pour les contraventions.

– Le Tribunal Correctionnel pour les délits

– La Cour d’assises pour les crimes.

La main courante 

1- Qu’est ce qu’une main courante

Une main courante est une simple déclaration faite par la victime et/ou des témoins qui n’entraîne aucune suite judiciaire (pas d’ouverture d’enquête, ni de poursuite judiciaire).

Toutefois, pour certaines catégories d’infraction, notamment les violences conjugales, les transmissions de la main courante demeure possible par application de la Convention relative au Traitement des Mains Courantes et Procès Verbaux de Renseignement Judiciaire.

2- Où déposer une main courante ?

Vous pouvez déposer une main courante :

  • soit dans un commissariat de police; vos déclarations sont consignées dans le registre des mains courantes,
  • soit dans une gendarmerie; vos déclarations sont consignées dans un procès verbal de renseignements judiciaires.

Vous pouvez réclamer le numéro d’enregistrement de votre main courante mais pas en obtenir une copie, car seul un avocat pourra en faire la demande.

3- Pourquoi déposer une main courante ?

Une déclaration de main courante peut permettre, par exemple, de signaler que votre conjoint, dont vous êtes séparé, n’a pas exercé son droit de visite sur vos enfants.

Une déclaration de main courante peut constituer un début d’élément de preuve et être utile pour porter plainte par la suite.

Quand vous êtes, victime de violences dans votre couple et que vous quittez le domicile conjugal, il est conseillé de signaler votre départ au moyen d’une déclaration de « main courante » dans un service de police ou de gendarmerie.

▲ En aucun cas les fonctionnaires de police ou de gendarmerie n’ont à communiquer votre nouvelle adresse).