Violences conjugales : le « Téléphone Grave Danger » arrive dans l’Oise (Le Parisien 25 juin 2015)

Beauvais, ce jeudi 25 juin. Une convention signée, entre autres, par les procureurs des ressorts de Beauvais, Senlis et Compiègne autorise le déploiement de huit appareils destinés aux femmes victimes de violences conjugales.

De loin comme de près, il ressemble à n’importe quel smartphone. Pourtant, le téléphone grave danger (TGD) n’est pas un appareil comme les autres. Muni d’une touche d’alerte et d’un performant système de géolocalisation, il est exclusivement destiné aux victimes de violences conjugales.

Une convention signée ce jeudi au TGI de Beauvais autorise le déploiement de huit prototypes, d’ici quelques semaines, sur le territoire de l’Oise. Les bénéficiaires pourront garder l’appareil sous la main pendant près d’un semestre.

Le principe se veut simple : en pressant une touche, l’utilisatrice du TGD est immédiatement mise en relation avec Mondial Assistance. A l’autre bout du fil, le téléassisteur se charge de faire la levée de doutes puis avise dans la foulée les services de police et de gendarmerie qui interviennent aussitôt.

Expérimenté depuis 2009 en Seine-Saint-Denis, le dispositif a déjà fait ses preuves. Dans l’Oise, il viendra compléter tout un éventail de mesures déjà mises en place par le parquet, les intervenants sociaux et l’association d’aide aux victimes 60 présidée par l’avocate Me Valérie Bulard. « Avec ce dispositif, nous ne nous contentons pas de distribuer un téléphone, relève cette dernière. Les femmes qui en bénéficieront feront aussi l’objet d’un accompagnement et d’un véritable suivi. »

Arme de dissuasion, le TGD permet aussi de sortir les victimes de l’isolement dans lesquels elles ont tendance à s’enfermer. Un isolement qui contraste avec le nombre de signalements relevés dans le département.

Dans l’Oise, les différends conjugaux et les violences intrafamiliales représentent 20 à 30 % de l’activité des brigades de gendarmerie et des commissariats. Reste que toutes les victimes ne seront pas éligibles au dispositif. « Il faut déjà qu’elles acceptent », précise le Procureur de Beauvais, Jean-Philippe VICENTINI. «D’autre part, les deux partenaires ou ex-partenaires doivent vivre séparément. Et enfin, l’homme doit être sous le coup d’une interdiction d’entrer en contact ou faire l’objet d’une mesure d’éloignement. »

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